CØSMØGRAPHIE
Sandrine Elberg

30 janvier 2021 - 28 février 2021

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Communiqué de l'exposition

La cosmographie décrit l’Univers visible. À partir de cette fascination, Sandrine Elberg utilise les sels d’argent et puise son inspiration dans sa chambre noire pour proposer des images qui expérimentent l’essence et les limites de la photographie dite analogique. L’exposition personnelle de l’artiste montre un grand nombre de photographies uniques tels que des photogrammes et des chimigrammes notamment.

 

Sandrine Elberg dévoile un monde en noir et blanc à la fois gigantesque et infini, où la moindre poussière minérale et astrale adopte l’apparence d’une lune ou d’une exoplanète. Cet imaginaire inspiré du monde astronomique et scientifique, nous fait voyager au-delà du système solaire et aux confins des galaxies.

Ainsi, Sandrine Elberg propose des photographies qui activent notre capacité de projection, de rêverie et de spéculation, tout en interrogeant la réalité scientifique et technique de la photographie. 

 

À l’instar des films de Georges Méliès comme le Voyage dans la lune (1902), qui sont une source d’inspiration pour l’artiste, Sandrine Elberg combine, dans le contemporain de temps troublés, la représentation d’espaces imaginaires, de territoires reculés dans l’espace-temps, là où la science tend un miroir à l’âme.

Comme l’écrit Julien Verhaeghe dans la préface de COSMIC, première monographie de l’artiste autoéditée en 2018 :

« (…) De façon littérale, il est vrai que l'on peut être tenté, au préalable, d'assimiler ces photographies à une longue tradition de l'observation scientifique – les vues que l'on croit réalisées au moyen du microscope côtoient celles qui auraient pu être accomplies à l'aide d'un télescope. Certains motifs sont semblables à des particules saturées de vie ou d'énergie ; quelques-unes d'entre elles arborent une consistance organique, quand d'autres s'apparentent à des effusions de matière, des arcs électriques ou des corps en fusion qui jaillissent du néant ; d'autres figures encore, circulaires, pourraient être associées à des hublots appartenant à une quelconque machine d'exploration. Toutefois, ce qui véritablement polarise le travail de Sandrine Elberg autour de principes scientifiques repose non tant sur les évocations visuelles, sur une physionomie globale, que sur la façon avec laquelle elle envisage la production de ces photographies. En effet, si l'attrait pour les environnements cosmiques ne se dément jamais, c'est tout le mode opératoire qui s'appréhende dans une logique comparable à celles des sciences expérimentales, notamment lorsqu'il est question de valider des hypothèses en oscillant entre clairvoyance et surprise, ou d'hésiter entre invention consciente et découverte hasardeuse.

            C'est que Sandrine Elberg fonctionne par tâtonnements, par réajustements successifs, en jouant des variations et des combinaisons, en extrapolant les possibilités que lui offrent les sels d'argent, les particules magnétiques ou le moindre matériau susceptible d'offrir des résultats inattendus, de telle sorte que ces photographies constituent, en soi, des découvertes fortuites bien davantage que des fabrications pensées de toute pièce. (…) »
 

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