LE SENS DU VENT

Sur une proposition de l'artiste Marianne Thibault

25.02.2022 - 13.03.2022

Finissage dimanche 13 mars 2022
(18H - 21H)

Performance Julie Gaubert
samedi 12 mars

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Galerie Héloïse - Visuel Le sens du vent - Verso.jpg

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Dossier de presse:

Communiqué 

Dans quel sens souffle le vent ? Est-ce qu’il vaut mieux résister ou se laisser porter, pour voir où il nous mène ? Ceux qui vont dans le sens du vent ne pèsent pas très lourd. Mais quand on est fragile, mieux vaut s’adapter aux courants dominants, ou du moins en avoir l’air. Plier, au moins temporairement, pour mieux se relever. Parler le langage de son temps. Inspirer, voire se laisser aspirer, pour dévier le mouvement depuis l’intérieur. Est-ce que la voix ne porte pas plus loin quand on parle dans le sens du vent?


Les artistes présentés ici jouent avec les codes contemporains de l’entreprise et de la puissance sociale, de la célébrité et de la réussite. Ils imitent, parodient et détournent, ancrés dans le réel, puisant subtilement dans leurs propres situations les éléments qui soulignent des facettes inconfortables de notre société. Leurs travaux témoignent d’une ambiguïté qui ne s’avoue pas, d’un mal-être discret qui ne dénonce personne, d’une volonté de changement dissimulée par le besoin, en premier lieu, d’avancer dans le sens du courant.

 

Antoine Caclin décline une gamme de produits inspirés du monde des start-up et de l’entreprise : un manuel pour devenir un artiste célèbre, un recueil documenté sur le poste d’hôte de caisse et un tee-shirt « How to become an artist in France ? ». Aurore Le Duc incarne une supporter de galeries dotée d’écharpes semblables à celles des clubs de foot, et révèle par sa démarche les formes de violence du marché de l’art. Marianne Thibault suit un groupe d’artistes qui se servent des discriminations à leur encontre pour fonder une agence d’acting dans leur quartier informel de Buenos Aires. Reprenant le fil de la lutte des classes, Julie Gaubert détourne un symbole contemporain de rassemblement et de revendications pour y insuffler des nuances hétérogènes. Aux prises avec des vents violents, on s’accroche à ce que l’on peut pour ne pas perdre pied. L’humain est capable d’utiliser jusqu’aux moindres de ses ressources, des plus pragmatiques aux plus poétiques. Gil Zinck s’associe à la juriste Héloïse Fay Cowderoy pour évaluer combien coûtent la vie humaine et les parties du corps humain, selon les marchés légaux et illégaux de différents pays du monde. L’ambivalence de ce sujet, entre violence et survie matérielle, trouve un écho poétique dans l’édition d’Andréa Le Guellec : celle-ci nous plonge dans les contours de la digitale, à la fois poison et remède, liant l’âge numérique à un retour à la terre. Cette vision se retrouve dans la démarche écoféministe d’Héloïse Roueau, qui mesure son corps aux éléments naturels et transforme du verre trouvé sur la plage en osselets divinatoires. Ainsi les débris de notre époque, tombés dans l’oubli et mêlés aux courants, deviennent les indices d’une nouvelle direction à prendre.


Marianne Thibault

Horaires d'ouverture de la galerie:

Du jeudi au dimanche de 16h à 20h

Galerie Héloïse
37 rue Dunois 75013 Paris